col de mouzoules

Sur les Traces du Protestantisme en Pays Viganais

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Au départ du Vigan, emprunter au bout de la promenade des Châtaigniers la D 170 (route Neuve pour les Viganais) qui contourne la hauteur appelée << Le Pain de Sucre >>. La route domine la vallée du Vigan, puis celle du Coudoulous. S'arrêter au croisement avant de descendre sur la D 48. Voir le coup d'½il sur Le Vigan, puis sur la vallée qu'on va visiter. De gauche à droite, on voit Molières et au dessus le pic d'Esparon, le vallon de la quinte et à sa droite, Bréau. Au dessus, le Col de Mouzoules. A nos pieds, le vieux château de Clapis et, plus à droite, Aulas.
C'est dans la partie comprise entre << le Bout de Côte >> où nous sommes et la D 48 que fut arrêté le Président ROUSSEL, se rendant à une assemblée. Il fut pendu à Montpellier le 30 novembre de la même année (1728). Sa mère qui fut nourrice du Duc d'Uzès demanda à ce grand seigneur d'intervenir. Mais pour un fait aussi condamnable que celui de prêcher la parole de DIEU, il ne put rien. Si au moins ROUSELL avait été voleur . . . on aurait fait quelque chose ! Sa mère fut heureuse qu'il demeura ferme. De nombreuses complaintes furent écrites sur lui.
A quelques mètres de là, le monument des prédicants rappelle à la mémoire des passants le souvenir de 3 jeunes martyrs pour la foi : BENEZET, TEISSIER et ROUSSEL.
Suivre la D 48 jusqu'au point de Grimal qui enjambe le Coudoulous. En amont du pont dans cette gorge (<< calle >> en patois >> se trouve à droite << la Baume >> (grotte des Ministres) c'est la que se cachèrent les pasteurs traqués parmi lesquels : BROUSSON. Les habitants du hameau de Grimal (en aval) venaient les ravitailler. Pour effacer les traces de pas de visiteurs, un chevrier venait y faire passer ses chèvres.
Revenir sur ses pas jusqu'à l'embranchement vers Arphy et Aulas. Vous traversez le petit hameau de Bions, puis Arphy et le Coudoulous sur le Pont du Fesq. On voit à gauche le petit hameau du Fesq bien exposé au soleil.
S'arrêter à Aulas et voir sur la place l'église romane, les portes de la ville, puis les vieilles petites rues. Chef lieu de la Baronnie d'Hierle qui s'étendait de Campestre à Sumène, Aulas était l'agglomération la plus importante de la région au XIII ème siècle et jouissait de franchises étendues. Dès 1561, une église réformée existait à Aulas. En 1621. Ses fortifications furent réparées par ordre du petit fils de Coligny, à cause de son dévouement à la réforme.
A pieds en partant du pont, prendre le chemin qui longe la rivière (anciens remparts) et aller jusqu'à la poterne.
En partant d'Aulas et en descendent la vallée, on trouve le château de Clapis, en retrait à gauche de la route.

Anecdote :

Henri de Caladon, Chevalier de Lanuéjols, qui naquit là en 1740 s'est rendu célèbre par des duels. Chaque années, à la même époque il se rendait en Avignon où là, dans l'île de Barthelasse, il se battait avec un officier venu de Lyon. De Caladon se mesura douze fois avec son adversaire qu'il blessât grièvement dans leur dernier combat. Pendant deux ans, il se rendit en Avignon sans y rencontrer son partenaire. Quelle était la cause de cette haine profonde et tenace ? On l'ignore. On peut donc tout imaginer. Laissez vagabonder la << folle du logis >>, vous y arriverez peut-être.

Au hameau des Plans, on prendra à droite, la direction de Mars. La route remonte la vallée de la Bréaunaise, puis un de ses affluents que l'on traverse au Pont de Mars. Peu après, prendre à gauche vers Mars. On ne tarde pas à voir les petits hameaux qui constituent cette commune, la plus petite du canton. Suivre la direction << Le Puech >> jusqu'au Col de Mouzoules dont le nom signifierait << passage des Loups >>.

Un monument érigé en 1942 rappelle qu'en avril 1742, une Assemblée fut surprise à quelques pas de là. Elle était présidée par la Pasteur POMARET, prédicant ardent et téméraire. Elle fut dénoncée par un habitant du hameau du Cambon (au pied du col vers Aumessas). Six femmes furent arrêtées et enfermées à la tour de Constance. Trois hommes périrent sur les galères du roi. Parmi eux un jeune ménage de Bréau, André LIEURRE et sa femme Anne FALGUIERES. Leur petite Catherine, âgée de 5 mois fut enlevée par Marie Durand. Elle sortie de la tour à l'âge de 16 ans. Elle est l'ancêtre du pasteur Jean BARRAL (qui fut pasteur à Avèze en 1940). Le faux frère Cambon fut découvert et amené sur les lieux de l'assemblée où on l'obligea à creuser sa tombe.

Pour ceux qui peuvent marcher ? heures, descendre par la gauche jusqu'au Cambon, puis monter le Caladon, rocher surplombant la rive droite du ruisseau (très belle vue), puis revenir au col.
Sur le chemin du retour, arrêtez vous à Bréau (temple octogonal). Au fond de la place, prendre à gauche le chemin de la Poujade. On traverse le ruisseau de la Quinte.
Dans ce vallon eut lieu, près de la ferme de la Quinte, une des assemblée aux conséquences tragiques.

Le 30 janvier 1752, le pasteur MARAZEL et le prédicant BENEZET président un culte et prient << pour le roi, la reine, et la famille royale >>. Le soir au Vigan, les deux prédicants étaient dans une auberge lorsque les dragons se présentèrent.

Quelques jours après, on trouva la veuve VILLARET, morte dans sa cuisine, la langue arrachée. On soupçonna deux individus peut recommandables, qui, peut-être, avaient livré le prédicant, de concert avec la femme VILLARET, et qui, de peu d'être dénoncée par elle, l'avait assassiné. Tous deux s'enfuirent.

On peut rentrer au Vigan, en rejoignant le N99 à Cavaillac.
 

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Latitude = 43.99044
Longitude = 3.601029

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30120 LE VIGAN

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